Bien que les théories de l'évolution aient permis la naissance de la biologie en tant que science, la médecine évolutionniste est peu enseignée. Cette nouvelle discipline peut pourtant bouleverser nos conceptions de la physiolopathologie et de la thérapeutique.
Ses auteurs, experts reconnus dans leur domaine biologique, médical, épistémologique ou anthropologique, explorent les causes phylogénétiques des problèmes de santé et envisagent les applications médicales potentielles et réelles de cette approche.
Son caractère novateur exigeant circonspection et rigueur scientifique, toutes les hypothèses sont soumises à la contradiction des pairs et ne sont admises qu'après la preuve de leur concordance avec d'autres approches ou la démonstration par les faits.
Cet article met en relief les différences historiques entre la médecine darwinienne du XIX° siècle et celle du XXI°.
La médecine darwinienne contemporaine est une nouvelle discipline en pleine expansion. Un de ses principaux objectifs est de parvenir à une compréhension évolutionniste de la vulnérabilité des organismes aux maladies.
La première tentative historique a eu lieu entre 1880 et 1940. Plusieurs scientifiques avaient développé certaines théories générales évolutionnistes de la maladie. Elles se résumaient naïvement à expliquer les caractères nocifs comme ayant échappé à l’élimination par sélection.
Aujourd’hui, la médecine darwinienne utilise le cœur même de la théorie évolutionniste pour chercher, sans aucune restriction intellectuelle, toutes les raisons, positives, neutres et négatives, qui ont pu conduire à une vulnérabilité de l’homme à certaines maladies.
Référence
Fabio Zampieri. Quarterly Review of Biology 84 (4) 2009, p 333-355.