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L’éducation sanitaire des citoyens est une priorité de santé publique. La majorité des excès et dérives de la médecine provient du manque d’information ou d’informations biaisées.
Au-delà de la formation des étudiants, des médecins et des enseignants, Luc Perino considère son engagement dans la vulgarisation médicale comme essentiel.
Dans le cadre des actualités Claude Bernard de la faculté de médecine de Lyon, il participe activement à cette information.
Tous les textes de ce site sont validés par le comité de lecture de l’université de Lyon et sont exempts de conflits d’intérêt.
En médecine, l'examen clinique est celui que le médecin peut faire directement au lit (klinê) du patient : dialogue, palpation, inspection, percussion, auscultation, tests sensitifs ou musculaires, mouvements actifs et passifs, tests de mémoire, d'équilibre ou de vigilance, otoscopie, dermatoscopie ainsi que des mesures simples telles que : tension artérielle, température, poids, taille, mesure de l'acuité visuelle ou auditive, bandelette urinaire, etc.
Les examens qui ne peuvent être réalisés au chevet du patient sont nommés examens para cliniques ou complémentaires. L'essor prodigieux des techniques a permis de multiplier à l'infini le nombre et la variété de ces examens.
Nous pouvons les classer en cinq grandes catégories :
Le grand public et beaucoup de médecins accordent volontiers une plus grande fiabilité à ces examens qu'à l'examen clinique.
Cette idée reçue vient, d'une part, du sentiment intuitif qu'une machine est moins contestable qu'un homme et, d'autre part, de la forte médiatisation de ces examens dont il faut bien reconnaître qu'ils sont souvent fascinants par les prouesses techniques sous jacentes.
Pourtant ces machines sont conçues et maîtrisées par des hommes et leur résultats sont interprétées par des hommes, ne permettant pas à la fiabilité résultante de dépasser celle de la réflexion clinique.
Aucun médecin ne connaît tous les examens complémentaires
Aucun médecin ne peut interpréter un examen complémentaire sans le secours de la clinique.
Sans la clinique, la paraclinique a très peu de valeur diagnostique ni pronostique.
Aujourd'hui plusieurs facteurs tels que gratuité, manque de communications entre spécialistes, exigences des patients, marchandisation du soin et bien d'autres, entraînent une énorme surconsommation d'examens complémentaires.
La plupart ne sont qu'inutiles, mais ils sont quelquefois trompeurs, et hélas, ils sont parfois dangereux.
N'exigez pas d'examens complémentaires, mais prenez le temps de vous renseignez-vous sur leur utilité, leurs limites et leurs risques.
Aidez votre médecin dans sa réflexion clinique et n'accordez pas plus d'importance au résultat d'un examen ou à une image qu'à sa parole et à ses déductions.
Votre maladie, quelle que soit sa gravité ou le stade de son évolution, ne pourra jamais se résumer ni à une image, ni à un chiffre, ni à une parole de clinicien.