Les marchands de la santé ont un but inavouable, mais dont l’évidence commence à être grossière : trouver une maladie pour chaque patient qui entre chez le médecin et pour chaque molécule trouvée dans un laboratoire.
Blech, journaliste scientifique allemand, nous apporte ici une quantité de preuves et de références pour démonter ce système de la création artificielle de maladies.
Une bombe dans la mare du marketing qui cherche discrètement à médicaliser la société en s’appuyant sur la léthargie des médecins et des ministères et sur les désirs et angoisses des populations.
Un livre salutaire. Mais l’industrie pharmaceutique ne doit pas servir de bouc-émissaire, car les patients et tous les acteurs de la santé participent à cette dérive qui semble rapporter même aux politiques.
Ce livre sera-t-il capable de faire changer un tant soit peu les comportements... Il est si confortable d’avoir un diagnostic et le médicament supposé agir pour chaque petite misère!
La priorité du médecin est-elle de faire des diagnostics, de pratiquer des soins, de produire de la médecine ou de relayer le marketing de Big Pharma ?
Puisant dans sa pratique variée, l'auteur nous entraîne dans ses interrogations sur l’évolution de son métier. Comment faire profiter le patient des progrès de la médecine tout en le protégeant de ses excès ?
Comment arbitrer entre des options et des intérêts souvent contradictoires ? Sciences biomédicales, soin individuel et politiques de santé ne jouent pas la même partition.
À la fois conteur et épistémologiste, l'auteur, d'une plume alerte, nous guide avec humour ou gravité dans le labyrinthe des paradoxes sanitaires de l’Occident. Petit à petit, il esquisse le portrait du médecin dans une société guérie de sa névrose sanitaire
Ce livre qui a connu un grand succès est intéressant pour montrer aux patients l’importance de la médecine clinique.
C’est évidemment en neurologie que la symptomatologie est la plus riche et nécessite une grande expérience clinique.
On pénètre dans un royaume fantastique peuplé de créatures étranges, qui sous l’oeil attentif du clinicien, redeviennent des patients presque ordinaires.
Un bel exercice de style autour d’un art majeur.
Un médecin généraliste décrit 24 heures de sa vie.
Bien au-delà de sa course folle, il livre une réflexion sur la médecine et la situation du médecin dans la société.
Il livre aussi une charge héroïque et à l’allure désespérée contre "big pharma", le poids croissant de l’administration, l’inconséquence des politiques...
Et puis, comme tous ses confrères, ils retourne au turbin, car les patients attendent, parfois, eux aussi, pris entre le marteau et l’enclume.
Utilisé depuis la nuit des temps par les chamanes, les mages et guérisseurs, le placebo est certainement le plus efficace de tous les médicaments. Pourquoi les médecins répugnent-ils tant à l'admettre, alors qu'il sont en eux-mêmes le plus puissant des placebos ?
Ce livre sérieux et amusant essaie de lever le tabou.
Instructif pour tout le monde.
Un médecin généraliste questionne son métier en racontant ses patients avec une force littéraire qu’il veut mettre à leur service et à celui d’une médecine clinique qu’il redoute de voir disparaître.
Neuf chapitres avec neuf questions. Douleur, mort, regards, rémunération, force des mots, hasard, les grands thèmes du soin sont abordés avec humanité et une désarmante sincérité.
Un livre drôle, intelligent et bien documenté qui s'adresse à un assez large public. Il aborde la physiologie et la psychologie de l'adolescence dans différentes cultures. Le parti pris est celui d'insérer cette période de la vie d'homo sapiens sous l'angle de la biologie évolutionniste. Destiné aux parents qui veulent mieux comprendre cet âge impossible qui leur cause tant de tourments!
Un récit sur la pratique d’un médecin généraliste rural. La force du récit repose sur une habileté littéraire où le personnage central est absent, il est dessiné par les touches successives des monologues de ses patients et des personnes de son entourage.
Deux dramaturgies s’enchevêtrent progressivement : celle du praticien et toutes celles de ses patients. On découvre ce médecin, petit à petit, fragile et faillible, comme tous, et atteint d’une maladie dont personne ne fait le diagnostic, car nul n’en a la charge.
Un livre simple concis et très pédagogique pour nous apprendre à connaître les virus.
Les virus ne sont pas toujours les ennemis de l’homme. Sans eux nous ne serions pas là. Ils sont à l’origine d’une part importante de notre génome.
La plupart d’entre ceux que nous croisons sur notre chemin ne sont pas pathogènes. Apprenons à ne pas les redouter systématiquement et nous serons encore plus efficaces pour nous protéger des rares qui sont vraiment dangereux pour l’homme.
En France, la psychanalyse reste très présente et c’est l’un des rares pays où elle est encore enseignée comme science médicale et non comme une simple page de l’histoire des idées. Avant ce livre, plusieurs autres avaient été édités à l’étranger sur les mensonges cliniques de Freud.
Celui-ci a le mérite d’avoir enfin connu une certaine diffusion en France. Il n’est ni le plus virulent ni le plus complet à l’encontre de la mythologie freudienne. Mais saluons tout de même les auteurs d’avoir osé braver la puissance du lobby psychanalytique en France.
A ne pas lire par ceux qui pensent que Freud était un clinicien
Une enquête minutieuse par un spécialiste qui a bien connu l’industrie pharmaceutique de l’intérieur. Il montre de façon impartiale comment l’industrie en est arrivé à d’importantes dérives mercatiques pour compenser un manque d’innovations thérapeutiques véritables.
On découvre comment l’essai clinique est devenu le mode dominant de pensée et d’innovation en perdant toute notion de terrain et de médecine de la vie réelle.
Médecins et chercheurs semblent ne servir qu’à fournir de l’eau au moulin des essais cliniques dans le seul but de satisfaire les exigences des autorisations de mise sur le marché, sans véritable but sanitaire.
Jamais l’histoire des médicaments n’a été contée de façon aussi brève et aussi exhaustive.
L’auteur réussit ici l’exploit de résumer en quelques pages l’évolution de l’objet-médicament à travers les âges.
Sous forme d’un essai concis et documenté, l’auteur choisit neuf points-clés et porte neuf regards originaux sur cette saga.
En partant des époques les plus ancienne de l’histoire d’homo sapiens, on découvre comment cet étrange objet social s’est successivement enrobé de couches magiques, divines, théoriques, culturelles, techniques, scientifiques et mercatiques jusqu’à notre époque où l’industrie domine toute la pensée médicale.
Cette véritable anthropologie du médicament offre une analyse lucide de l’irréductible ascension de la magie et du marché pour se terminer avec humour sur une étonnante fiction du XXI° siècle où le cynisme est décortiqué avec expertise et références.
Un philosophe essaie de répondre à cette étrange question d'une façon simple pour le plus large public. Comment cette discipline est-elle née ? Comment fonctionne-t-elle ? De la procréation médicalement assistée au statut de l'embryon en passant par le séquençage du génome,les questions et les problèmes affluent ? Les résoudre fait appel à toutes les expertises et toutes les sensibilités. Beaucoup de questions cruciales demeurent encore sans réponse, et peut-être pour longtemps ?
Avec l'humour tranquille que nous lui connaissons désormais bien, l'auteur détricote l'histoire des psychiatres, psychologues et autres psychanalystes.
Chacun est remis à sa juste place sans volonté de polémique.
Avec des mots simples et la pertinence du pragmatisme, l'auteur démystifie le soin des malades mentaux. Avec l'expérience d'un clinicien, il raconte des anecdotes où le patient est à sa juste place, c'est à dire au centre de toutes nos préoccupations.
La bonne vulgarisation scientifique est le reflet de la qualité d'un chercheur. Elle devrait être incluse dans la notation d'un laboratoire de recherche
L'embryologie et sa version moderne de biologie moléculaire du développement ne sont pourtant pas des sciences d'un accès facile.
L'auteur réussit l'exploit de nous faire entrer dans ce mode fascinant de la formation d'un nouvel individu. Il a choisi l'embryon de poulet pour son abondance dans les laboratoires de recherche. Il décrit les grands principes du développement embryonnaire avec humour, pertinence et simplicité. Un vrai régal pour les esprits curieux
Les sciences de l’évolution ne sont pas enseignées en faculté de médecine. Autant dire que la médecine n’est pas du tout darwinienne.
Pourtant, il ne fait aucun doute que la prise en compte de notre histoire évolutive permettrait d’éviter bien des erreurs médicales et d’orienter parfois plus efficacement nos thérapeutiques.
Un spécialiste de biologie évolutionniste dévoile ici simplement pour le plus grand public certaines particularités de notre physiologie et de notre être au monde qui découlent de façon évidente de notre histoire évolutive.